Les contributions
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Le contrat de l’après crise doit aller à l’essentiel. Il porte une perspective : la démocratie de la réussite. Il s’articule autour de 3 pactes avec le pays. Un pacte productif La France a besoin de ses entreprises. C’est la condition de sa place dans la mondialisation et de la résorption du chômage. Mais, les entreprises ont besoin de leurs salariés. C’est la condition de leur productivité et de leurs performances. Voilà le pacte : l’Etat s’engage à faciliter l’accès au crédit, en fixant des obligations aux banques, en créant des produits d’épargne affectés à l’investissement productif, en garantissant certains prêts. L’Etat favorise, en liaison avec les Régions, des pôles de compétitivité avec une défiscalisation de l’effort de recherche des entreprises qui s’y consacrent. L’Etat abaisse significativement l’impôt sur les sociétés sur les bénéfices réinvestis et relève le taux pour les profits distribués. En contrepartie, les entreprises négocient avec les partenaires sociaux des accords sur la formation, la rémunération et l’emploi des jeunes comme des seniors. L’ensemble des allègements de cotisations sociales (30 milliards d’euros) est revu par rapport à ces trois objectifs. Aujourd’hui, un pacte productif est un pacte écologique. C’est une nouvelle croissance qu’il faut faire émerger avec la diversification énergétique, l’isolation, les nouveaux modes de transport. La Caisse des dépôts doit être refondée pour devenir la caisse du développement durable et tous ses produits d’épargne dédiés au financement écologique. La France dispose –encore pour combien de temps- de la présence d’un secteur public (EDF, AREVA, SNCF, Poste…). Il doit être mis au service de cette mutation. François Hollande - Lorient, 27 juin 2009 |




